La courgette envahit ma cuisine, je la prépare crue essentiellement en salade (beaucoup), dans mes tartinades et sauces estivales, en bocaux lacto-fermentés et, parfois, cuite.
Ici, un cake de saison sans gluten aux parfums joyeux du cumin et du pistou.
Ingrédients :
Les ingrédients
– 2 courgettes moyennes râpées (avec la peau > bio)
– 400 g de tofu soyeux
– 200 g de farine de riz demi-complète
– 50 g de farine de lupin
– 100 g de flocons de pois cassés (qu’on peut remplacer par des flocons de riz ou de soja)
– 5 càs de sauce soja (du coup je ne rajoute pas de sel !)
– 60 ml d’huile d’olive
– un bouquet de ciboulettes
– cumin à volonté
+ un petit pot de pistou (ou le fabriquer soi-même).
Préparation :
Mélanger les farines avec le tofu soyeux, rajouter les courgettes râpées, les flocons de pois cassés. Bien remuer. Rajouter le reste des ingrédients sauf le pistou.
Huiler un moule à cake. Étaler la moitié du mélange dans le moule.
Avec une petite cuillère, mettre une couche de pistou au milieu du cake.
Lieu du Karma, somme de ce qui est fait, est en train de se faire ou se fera. Situé en Savoie, dans le hameau de St Hugon, là où des Pères chartreux avaient déjà posé leur intention/attention dès le XIIè siècle, au creux de la chaine de montagnes Belledonne.
Bout de monde accueillant, ouvert, où l’esprit se libère et la pensée s’apaise. Fabuleuse énergie qui circule. Une maison, ma maison, ma famille retrouvée.
Les sourires croisés sont complices, chaque regard qui s’interpelle est chargé de sens, tout y est dit : » Bonjour », « Je t’accueille », « Tu es la bienvenue », « Je te vois et te reconnais »…
Les silences sont pleins et la joie est palpable. Tout y est simple, humble et relié à une terre préservée riche de son passé spirituel.
Le temps pouvait s’arrêter, je me suis suspendue à son souffle et j’ai savouré.
Chuter, se relever, chuter, se relever… Parcours de vie. Accepter de chuter dans un mouvement fluide. La chute naît d’une attaque, la mienne, vis à vis d’un adversaire qui a juste détourné ma violence pour en faire cette énergie qui coule et s’envole, transformée.
« – Le conflit est créateur.
– La seule victoire juste est celle qui ne fait ni vainqueur ni vaincu. »
C’est ma première rencontre avec un art martial et c’est une rencontre « sacrée », dans ce lieu qu’est Karma Ling, en pleine conscience, en pleine présence.
Cinq jours pour tomber en amour de cette pratique, il m’en aura fallu trois.
Le premier jour, c’est ma violence que j’ai pris à bras le corps, le cœur, qui m’a projeté dans le flot de certains souvenirs douloureux. A la fin de la journée, je me suis posée plein de questions. Ces peurs refoulées qui resurgissent. Que faire ? Affronter ces peurs ? Passer à côté ? Ne pas les ignorer.
Je sais que la peur est ce qui m’empêche de progresser, de me libérer. J’aime mon sentiment de liberté. Quand je sens poindre une peur, j’essaye de la mettre en lumière. Transcendance.
De toute façon, je m’étais engagée pour cinq jours de pratique autant aller au bout.
Deuxième jour.
La nuit est portée par des anges qui veillent, le mien est particulièrement bienveillant.
J’ai pratiqué sans me poser de questions. J’ai laissé faire.
Chuter, se relever, chuter, se relever…
Troisième jour.
Tous les exercices sont devenus trop courts, j’avais envie (besoin ?) que chaque application d’un mouvement dure plus longtemps. Un sentiment de ne pas avoir le temps d’explorer les infinies possibilités de chaque geste m’a traversé. J’étais trop dans le mental pour comprendre le côté « technique », je n’avais pas le temps de savourer mon ressenti. Je n’ai pas vu filer le temps.
Quand Isabelle a annoncé la fin du cours, j’étais étonnée et surprise d’être triste. J’étais conquise, traversée par tout ce que mobilise l’Aïkiryu.
Puis le temps a filé et je reste avec un extraordinaire sentiment de bien être. Et un besoin de poursuivre ce chemin emprunté.
Chuter, se relever, chuter, se relever…
Les rituels font partie de la discipline, le cadre où laisser son énergie se libérer :
Isabelle, lumière intense aux éclats de velours, toute en énergie maîtrisée, regard qui vous transperce et vous accueille. Femme puissante qui écoute et accompagne, attentive aux énergies de chacun. L’âme d’une Amérindienne a du la traverser, un guide relié à la Terre.
Isabelle, la Vie, l’Amour, le Souffle, l’Energie, la Présence…
Chuter, se relever, chuter, se relever…
Rencontre avec un groupe de belles âmes > Kareen, Finn, Sarra, Christine, Odile, Brigitte, Nicolas, Xavier, Caroline, Oriane, Anne-Cécile, Virginie (désolée pour les orthographes que j’écorche).
Je vous remercie pour ce séjour que vous avez rendu encore plus beau par votre partage et votre disponibilité.
Le mouvement dansé.
Rechercher son hara.
La terre, le feu, l’eau, vision d’Anne-Cécile
La chandelle de l’aurore
Quand Brigitte se sent pousser des ailes.
Quand les bols chantent…
La pleine présence
Je n’oublie pas Malili, l’organisatrice du stage, sans elle je n’aurais pas saisi cette chance de ces remarquables rencontres.
Malili
Et le lunaire Lama Lhundroup, souriant et attentionné dans sa pleine présence et dans sa grande vacuité.
Bref, je vous aime.
Quand le bois nous regarde – spéciale dédicace à Sarra !
La chaleur est écrasante, le moindre mouvement coûte un effort surhumain et seules les heures de l’aube apportent un peu de fraîcheur. Les courgettes poussent avec allégresse dans ces conditions.
Je les cuisine à toutes les sauces.
Ici, dans un pesto frais à tartiner sur du pain ou à accompagner d’autres légumes crus.
Pour une saveur plus relevée on peut rajouter une gousse d’ail.
Un dessert pour célébrer l’arrivée de l’été et le parfum délicat des framboises de mon jardin qui enchante mes papilles et celles de mes chiennes (elles en raffolent !).
Préparer ce dessert la veille, ainsi la mousse se solidifie très bien. Cela dit je l’ai préparé le matin et à 18h, la mousse était solide.
Pour la croûte >
J’ai fait tremper une nuit 1/2 tasse d’amandes, 1/2 tasse de noix de pécan et une poignée de noix de Grenoble. J’ai rincé et passé au blender en rajoutant 100 gr de pâte de dattes.
J’ai étalé, avec mes doigts, cette croûte dans le fond amovible de mon moule de 18 cm.
Pour la mousse >
J’ai passé au blender :
-1/2 tasse de noix de cajou trempées une nuit et rincées
– 1/2 tasse de noix de pécan trempées une nuit et rincées
– 1/2 jus de citron
– 2 càs d’huile de coco
– 2 càs de lécithine de soja
– 4 càs de sirop d’agave
– 3 càs de lait de coco
J’ai mixé jusqu’à avoir une belle mousse onctueuse.
J’ai rajouté à la cuillère 1 tasse de framboises, sans mixer pour garder des morceaux entiers.
J’ai étalé cette mousse sur ma croûte et l’ai décorée de quelques framboises.
Six heures plus tard la mousse était figée.
Et le gâteau savoureux ! Je l’ai accompagné d’un coulis framboises-groseilles au lait d’amande.
L’été qui pointe, les températures qui grimpent, mon jardin qui explose dans sa belle luxuriance…un cumul de petites et grandes choses m’ont encore guidée dans ma cuisine.
Cette fois ci j’ai testé un dessert cru, une mousse de fraîcheur délicieusement parfumée.
Ingrédients (pour 6 verrines) :
– 2 pommes
– 100 g de pâtes de figues
– 70 g d’un mélange d’amandes, graines de tournesol et de courge mises à tremper une nuit et rincées
– 50 cl de lait d’amande
– quelques gouttes d’essence de vanille
– 3 càc de lécithine de soja. (Je l’achète en magasin bio – évidemment- car garantie sans OGM, son rôle est d’ empêcher l’eau et les graisses de se séparer dans les aliments).
Je passe tous ces ingrédients au blender puis je transvase dans mes verrines.
Charlène m’a apporté de la rhubarbe, je suis fan du pétiole de cette plante particulière ! Je la mange essentiellement crue. J’adore son goût particulier qui me fait plein de frissons partout quand je la croque. Mais, crue, elle est meilleure juste fraîchement coupée. Et puis elle est bonne pour plein de choses > http://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/EncyclopedieAliments/Fiche.aspx?doc=rhubarbe_nu
Là ça faisait quelques jours qu’il me restait des pétioles. J’ai décidé d’en faire une compote d’amoureux (pour 2 personnes) parfumée à la vanille (parce que je suis aussi fan de vanille !).
INGRÉDIENTS (donc pour 2) :
(à multiplier si vous voulez davantage de quantités)
– 1 grosse pomme
– 6 pétioles de rhubarbe
– 6 càs de rapadura [Le sucre rapadura est du jus de canne à sucre déshydraté, issu de l’agriculture biologique. Il n’a subi aucune transformation ni raffinage. Il reste donc humide et a tendance à s’agglomérer. De couleur ambre très foncée, il a un goût caractéristique de réglisse. (Source : Le Grand Larousse Gastronomique).]
– 2 gousses de vanille
– 60 ml d’eau
Épluchez et coupez rhubarbe et pomme, fendez les gousses de vanille en deux, grattez les minuscules grains noirs. Mettez tous les ingrédients ainsi que l’eau et le sucre dans une casserole.
Faites chauffer à feu doux 15 minutes.
Passez au mixeur plongeant (vous pouvez laisser des morceaux si vous aimez cela).
Déposez dans des coupelles et savourez tiède ou froid.
C’est la saison ! Le jardin est en plein enchantement et mon énorme pied de livèche m’offre la possibilité de créer cette tartinade particulièrement parfumée.
Vous connaissez la livèche ou Levisticum officinalis ? Elle a une multitude d’autres noms comme ache des montagnes, herbe à Maggi, céleri perpétuel, etc.
Comme toute plante elle possède des vertus notamment celles de traiter les troubles digestifs tels que la dyspepsie, les crampes, les flatulences ; mais aussi les inflammations des voies urinaires ; le traitement des œdèmes, de la bronchite, des rhumatismes, de la migraine, des troubles de la menstruation, du psoriasis.
C’est la saison où les orties bienfaitrices pointent le bout de leurs piquants. Plante magique aux vertus reconnues > http://mr-ginseng.com/ortie/
J’en garde au fond du jardin et, dans ce jeune printemps, elle vient agrémenter savoureusement ma cuisine.
Lavez les orties à l’eau claire en les brassant avec des gants.
Dans un faitout faites revenir l’ail, l’oignon et la livèche coupés en petits morceaux dans un peu d’huile (ail et livèche peuvent être remplacés par un bouquet d’ail des ours, c’est la saison !).
Mettez ensuite la carotte coupée en rondelles et les orties. Les faire fondre quelques instants avant de rajouter le litre d’eau chaude.
Puis complétez avec le bouillon, le cumin, la sauce soja et l’huile de coco.
Laissez cuire 7 minutes à feu moyen.
Passez le tout au mixer. La soupe a une extraordinaire couleur verte très belle.
Avant de consommer, redonnez un bouillon en rajoutant l’arrow root [ est une fécule brute, très digeste, extraite des rhizomes de la plante tropicale Maranta Arundinacea] ou un autre épaississant et la crème végétale.
Mélangez une conserve de lait de coco (400 ml) avec les flocons de pois cassés, rajoutez la farine, la sauce soja et l’huile, puis les légumes râpés et la ciboulette.