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Tartinade crue betterave & carotte

Je sais que cuisiner végétal pour certain-e-s semble complexe en raison des ingrédients. Voilà une recette composée d’ingrédients simples et faciles à trouver puisque le lait d’amande se trouve même au Super U. De plus, elle est ultra rapide à faire puisqu’il n’y a aucune cuisson et elle est donc pleine de vitamines. On connait les bienfaits de la carotte et la betterave crue est une aussi mine de richesse pour le corps. Pour confirmer mes dires un excellent article sur la betterave est par là > Bonheur et Santé  !

chloeka- ingrédients tartinade betteraves carottesDans ma liste j’ai oublié l’échalote ! A rajouter. Et si vous aimez un goût plus prononcé, n’hésitez pas à y mettre de l’ail.

Les graines de chia sont une option, vous pouvez vous en passer. Elles permettent cependant de « tenir » la tartinade. C’est un excellent ingrédient pour remplacer les œufs. Mais sinon elles se trouvent sans problème dans les magasins bio. Pour ceux et celles qui habitent la frontière allemande comme moi, nous pouvons en trouver à Kaufland, au rayon des graines, à un prix défiant toute concurrence !

chloeka- ingrédients tartinade carotte betteravechloeka Tartinade crue betterave carotte Aout 2015-2Vous mettez tous ces ingrédients dans votre mixer.

chloeka Tartinade crue betterave carotte Aout 2015-9Et hop, cinq minutes plus tard, à la puissance maximale, vous obtenez votre tartinade au joli rose violacé.

chloeka Tartinade crue betterave carotte Aout 2015-10chloeka Tartinade crue betterave carotte Aout 2015-13Ensuite vous la conservez au froid et vous la savourez sur des tranches de pain ou vous y trempez vos légumes d’été en vous en mettant plein les doigts ! Personnellement, j’adore la consommer avec des graines germées.

chloeka Tartinade crue betterave carotte Aout 2015-21s

 

Mes paysages sublimés

Un jour je me suis égarée dans les paysages de Jan van Goyen, peintre et dessinateur néerlandais du XVIIè siècle.
Ils ont porté mon imaginaire et transcendé ma réalité.

chloeka - le chemin enneigé
Le chemin givré.
"Ma" gallinula chloropus
« Ma » gallinula chloropus
Chemin de fin d'été.
Chemin de fin d’été.
La Baie de Somme en mai.
La Baie de Somme en mai.

 http://www.wga.hu/frames-e.html?/html/g/goyen/index.html

Ballastière, 1er jour de décembre 2017, lumière du soir.

Les tourbières de Kaltenbronn

Les tourbières de Kaltenbronn

Au sud-est de Gernsbach, au-dessus du district de Reichental et au milieu d’une vaste zone forestière se trouvent les tourbières de Kaltenbronn  à plus de 900 mètres d’altitude. C’est la plus grande zone de haute montagne naturelle en Allemagne. Elle est classée réserve naturelle depuis plus de 60 ans.

 

Le développement des tourbières remonte à environ 10 000 ans, lors de la dernière période glacière.
Écosystème sensible où il est interdit de marcher, le parcours est balisé par une passerelle en bois qui protège ces marécages saturés d’eau sur des centaines de mètres et nous permet de découvrir tranquillement, sans avoir les pieds mouillés, cette terre meuble et gorgée d’humidité qui abrite de précieux lacs solitaires et sauvages :

Nous sommes parties de Strasbourg , Cédrine et moi, vers 7h. Il a fallu 1h30 pour atteindre le parking de départ de la randonnée à Kaltenbronn, près de Baden-Baden.

Un lundi, sous une bruine matinale, les sentiers étaient désertés par les humain-e-s pour notre plus grand bonheur.  Nous avons d’abord pris la direction du Hohlohsee, belle montée à travers une forêt où la brume drapait les frondaisons de lambeaux de mystère.

Avec le sentiment que tout palpite plus intensément et que nous sommes étreintes par un monde instinctif et secret. C’était magnifique. L’eau perlait et chantait partout avec cette indicible couleur dorée et transparente particulière aux ruisseaux de la Forêt Noire.

 

 

Le Hohlohsee

Après le lac, il y a une tour de 28,6 mètres qui permet d’admirer le panorama à 984 mètre d’altitude. Mais comme nous traversions des nuages, j’ai pu contempler en hauteur le mouvement de ces nuées qui noyaient le paysage d’une dense limite laiteuse.

Vue de la Hohlohturm
Vue de la Hohlohturm

Nous sommes redescendues vers Kaltenbronn afin d’emprunter le chemin qui mène au second espace de marécages et qui le traverse : le « Naturerlebnispfad Kaltbronn« .

Naturerlebnispfad Kaltbronn

La traversée est longue et surprenante sur ces planches de bois. Le paysage est habité par de nombreux pins et des bouleaux et toute une végétation de mousses, lichens, d’airelles et de carex jaunis par l’automne avancé.  Le Wildsee apparaît comme par enchantement entre deux souffles de brume, inaccessible et insondable. Écrin liquide baigné de poésie.

Le Wildsee
Le Wildsee

Nous poursuivons plus loin, notre cheminement. Le Hornsee est encore plus inaccessible, caché au milieu d’une végétation de début de monde ou de chaos de fin des temps.

Nos pas nous conduisent au delà des tourbières, sur des sentiers plus larges, bordés de variétés surprenantes, toutes plus colorées les unes que les autres, de champignons inattendus et saisissants. Les fougères brunies font un cordon dentelé aux pieds des majestueux épicéas de la forêt traversée.

Sur le chemin du retour, le soleil a même réussi a percé les nuages. Des milliers de gouttes, accrochées aux branchages des arbres, miroitent dans ses furtives apparitions.

Nous retrouvons la voiture après 5 heures (environ 20 km) de marche, repues d’émotions denses et nourricières.

« Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime. »

George Sand- A Aurore.

 

Les CEREALES ANCIENNES

EXPOSITION ✶ Les CEREALES ANCIENNES ✶

à   La Bäckerstub
dans le cadre du Faubourg des Créateurs.

pour sa 4ème édition

du samedi 30 septembre 2017 au dimanche1er octobre 2017

de 10h à 18h.

Conservatoire-de-céréales-anciennes-Seebach-Ferme Aux Sept Grains-emmer-noir

Le Faubourg des créateurs, c’est quoi  ?
> Un projet, né en 2014 d’une rencontre entre des artistes et des artisans du quartier, qui a pris de l’ampleur d’année en année et qui est devenu un temps fort de la vie du quartier.
> Une initiative originale et novatrice dans le quartier du Faubourg de Pierre avec un parcours artistique du Samedi au Dimanche de 10h à 18h,
et des animations et performances en live ouvertes à toutes et tous.

Le plan pour visiter tous les lieux qui accueillent un ou une artiste.

La Bäckerstub,  boulangerie bio située Place Clément (à côté des Halles) à Strasbourg, m’a donc conviée à exposer mes photos de céréales anciennes que j’ai glanées dans les champs de La Ferme Aux Sept Grains et ceux de Remi Jung. meunier et céréalier au Moulin de la Waldmuhle. Ce qui tombe bien puisque ce céréalier est l’un des fournisseurs de la Bäckerstub !

Les céréales anciennes, oubliées au profit de l’agriculture intensive, sont un retour aux sources de ce qui est essentiel.

Pourquoi les remettre à la lumière ? Parce qu’elles sont sans contexte notre part d’avenir ré-humanisée dans le respect de toutes les productions de la Terre.

L’exposition durera tout le mois d’octobre et se prolongera en novembre.

Conservatoire-de-céréales-anciennes-Seebach-Ferme aux Sept Grains- Petit épeautre.

 

Le Wildsee, le bien nommé.

Le Wildsee, le bien nommé.

J’aime la pluie. J’aime la pluie dans ce qu’elle a d’intime et de nourrissant, dans son potentiel à créer des moments de solitude particuliers qui forcent le repli sur soi. J’aime la pluie dans sa dimension mélancolique aussi, ce vague à l’âme qui s’ouvre et laisse couler un état de l’être plus lent et plus attentif.

Mais j’aime surtout la pluie au cœur de la nature où elle devient chantante, palpitante et magnifie les paysages, créant des univers de contes, fantasques et fantastiques. Le trésor de ces ondées est que les humains les esquivent. L’être humain n’aime pas être mouillé de façon générale. Pourtant c’est là qu’une autre dimension s’ouvre avec la nature. C’est dans ces moments, qui sont de grâce pour moi, que je peux totalement me fondre avec le macrocosme. Je suis l’herbe qui vibre, l’eau qui ruisselle de partout, chantante et joyeuse, la feuille qui s’égoutte, l’oiseau qui continue son chant au-delà du chant de l’ondée, la brume qui habille les paysages de voiles mouvants et les fougères qui chuchotent au vent leur ravissement de pouvoir s’épanouir à nouveau, repue et exaucée.

C’est donc sous une pluie continue que je suis partie explorer d’autres sentiers de la Forêt Noire.

Sarah

En ce moment, je me glisse avec plaisir dans les cartes topographiques qui s’amoncellent sur mon bureau. J’aime cette lecture particulière qui m’invite à transposer mon imaginaire au delà des courbes de dénivelés, des chemins qui se croisent et s’entremêlent, des espaces hachurés, bleutés, blancs ou noyés de vert. J’y cherche encore et toujours l’eau.

C’est la rondeur bleue et minuscule de ce lac appelé le Wildsee qui a attiré mon oeil sur la carte Kompass 877.

J’ai donc dessiné une boucle de randonnée pour découvrir ce lac d’origine glaciaire situé au cœur d’un environnement quasi intact, préservé.  Boucle d’une quinzaine de kilomètres et d’environ 500 m de dénivelé.

Sarah m’a accompagnée dans la découverte de ces nouveaux sentiers.  Comme moi, elle aime entendre chanter la nature sous la pluie.

Nous sommes parties du parking de Seibelsecke (à côté du Mummelsee), empruntant une sente en descente entre les conifères et les fougères denses pour rejoindre le ruisseau tumultueux du Kesselbach.  Une eau dorée et vive déferle sur des cailloux moussus et rebondit gaillardement sur tous les obstacles qui entravent son impétuosité.

La sente de la toute première descente menant au Kesselbach.
Le ruisseau du Kesselbach.

Le chemin suit son parcours en direction d’Hinterer Langenbach. A un moment, nous avons traversé un large pont de bois et poursuivi sur un sentier longeant un enclos de biches curieuses où trônait également un magnifique cerf.

Au hameau d’Hinterer Langenbach, la direction du Wildsee est indiquée à 5 km vers le Sud. C’est là que débute la montée. Les chemins s’élargissent. Tous sont noyés par l’eau de pluie. Nos pieds sont trempés mais peu importe. Chaque nouvelle perspective déploie une infinie de panoramas tous plus beaux les uns que les autres. Nous avons même croisé une salamandre.

C’est sur les plus hautes altitudes que les sentiers se rétrécissent à nouveau, traversés de racines noueuses et glissantes, de flaques frissonnantes sous le martèlement régulier de la pluie qui ne faiblit pas.

L’arrivée au lac est soudaine, il apparaît dans une échancrure de paysage, discret et solitaire, beauté farouche protégée par des sapins sombres à la cime noyée de brume. Nous y restons un moment savourant la plénitude de l’instant. Un abri de bois nous offre le refuge.

La remontée se fait par un sentier étroit et raide semé d’embûches et de rochers.

Quand les traces de la terre forment des cœurs…

Les hauteurs gardent les séquelles de la tempête Lothar de décembre 1999.

La pluie a cessé mais le paysage est clos par un habit de brume dense. Sur la crête, nous rejoignons une route forestière plus large où les nuances infinies des verts de l’été s’emmêlent au violet des bruyères en fleurs.

C’est par cette piste plus large que nous retrouvons le parking du départ en passant devant l’imposante Darmstädter Hütte.

Darmstädter Hütte

« chers randonneurs, faites attention à ce que vous laissez en forêt et dans la prairie. bouteilles, boites ( de conserves) et papier, nous vous le demandons, ne laissez pas ces choses ici. les emballages se laissent facilement rapporter chez vous, si son contenu se retrouve dans l’estomac. ramenez-les à la maison, jetez-le là bas, car les déchets sont en forêt ou dans la prairie au mauvais endroit. » (Merci Jean-Marc pour la traduction.)
Panneau se situant près de la Darmstädter Hütte > « Que tout ce qui a du souffle ( qui respire ), loue le Seigneur » (extrait de la Bible) « Notre pays avec sa splendeur, ses montagnes, ses campagnes, sont les témoins de ta puissance, les traces de ta bonté paternelle tout en nous adore, tu nous as fais quelque chose de Grand » – Kaspar von Greyerz- (et encore Merci à Jean-Marc pour la traduction !)
Trempées mais heureuses !

Etant tombée en amour de ce lac, j’y retourne avec grand plaisir d’autant qu’il n’est qu’à 3/4 d’heure de ma maison. Voici quelques photos prises dans la lumière solaire de l’été.

RoseMay & Aurélien

RoseMay & Aurélien

 

« Mes » marié-e-s se sont dit-e-s OUI au cœur de l’été sous un soleil intense où la lumière ruisselait partout.

La cérémonie civile ainsi que le mariage à l’église se sont déroulé-e-s à Dalhenheim, village alsacien.

La matinée fut consacrée aux préparatifs de la mariée : coiffure et maquillage.

Pour la mairie, RoseMay avait fait le choix de porter un sari, tenue traditionnelle indienne, en hommage à ses origines.

A l’église, elle portait une splendide robe fourreau accompagné d’un voile.

Les deux marié-e-s rayonnaient.

La suite du mariage s’est faite à Vendenheim.

WE à BELCHENBACH au cœur de la Nature

Belchenbach- Deux jours  chez Alain & Sabine

17/18 juin 2017

C’est avec un immense plaisir que j’ai retrouvé Alain et Sabine dans leur maison accrochée à flan de colline au pied du Petit Ballon des Vosges. Ce lieu est classé  gîte PANDA de WWF cela signifie qu’il est au plus près de la nature : toilettes sèches, autonome en électricité, permaculture, nourriture végane et pour s’y rendre il y a ½ heure de sentier à grimper car la voiture n’y a pas accès.

WWF accorde son label lorsqu’un gîte répond à trois conditions :

  • La Biodiversité & la protection de la nature : les jardins et espaces naturels sont de véritables refuges pour la faune et flore. ;
  • Eco habitat : matériaux sains et naturels utilisés dans la rénovation du bâti, dispositifs à économie d’énergie, etc.;
  • Ecocitoyenneté : tri des déchets, compost, récupération des eaux de pluie, produits d’entretien biodégradables, mobilités douces valorisées, etc..

Belchenbach est un petit havre intégrant le réseau Natura 2000, réseau européen de sites abritant entre autre des milieux naturels. L’objectif de ce réseau de sites est de concourir à la conservation de la biodiversité.

Je l’avais découvert l’an passé lors d’un we organisé par l’Association Végétarienne de France. Je suis restée en lien avec Alain et Sabine dont les choix de vie me parlent. J’aime ce qu’ils sont, cela résonne en moi. Justine partant rejoindre le Monde dans moins d’un mois, nous avons décidé de nous offrir cette pause au cœur de la nature afin d’ancrer encore davantage (si c’est possible) ce lien qui nous unit.

C’est dans ces moments que je trouve toute la force de continuer mon militantisme. La nature est puissante et les êtres qui font le choix de la respecter apportent des énergies hautes dans leur quotidien.

Chacune des palpitations de cette Nature vibre dans toutes les parcelles de mes cellules. Elle me nourrissent et me libèrent.

Nous sommes arrivées en fin d’après-midi le samedi. Notre première nuit fut profonde et réparatrice. Au réveil, nous avons pris notre petit déjeuner dans la lumière du matin, Alain et Sabine avaient préparé deux grands saladiers de groseilles et de cassis.

Vers 11h, nous sommes parties vers le Petit Ballon, à une heure de la maison. Nous l’avons escaladé à partir d’un magnifique champ fleuri versant Sud.

Sur ses hauteurs des vaches paissaient. J’ai toujours un pincement au cœur quand je vois ces splendides êtres à l’incroyable puissance si doux et si pacifiques ! Leur plénitude d’êtres vivants m’envahit et mon cœur saigne de leur future agonie. J’ai envie de hurler en regardant tou-te-s ces randonneurs et randonneuses qui arpentent ce sommet vosgien et qui les ignorent, voire les craignent car ils et elles en ont fait leur objet de consommation. Je voudrais toutes les étreindre, leur donner toute la reconnaissance qu’elles n’ont pas. Sur les sommets, lieux de pâturages, tous les sentiers empruntent ces « champs » de vaches.

Le petit Ballon n’a rien d’extraordinaire en soi sauf son panorama à 360°. Une vierge à son point culminant (1272 m.) rappelle nos origines chrétiennes.

Le dimanche, du monde s’y presse. L’humain aime escalader les points culminants, cela lui donne sans doute l’illusion de maîtriser l’univers.

Nous avons fuit cette foule pour prendre le sentier menant au Steinberg, ligne de crête rocheuse au paysage chaotique  plus désertée où les pensées « sauvages », les scabieuses, les géraniums, les rares épervières orangées, les boutons d’or, les rhinantes, l’origan et des orchidées locales enchantent les prés. Des chèvres broutaient au pied de ce massif. Elles portaient un collier avec leur prénom, elles allaient libres sur les routes.

Nous avons croisé une multitude de papillons et d’insectes bourdonnants ou rampants. C’est là que nous avons pique-niqué, sur un rocher immense avec vue sur les vallées environnantes. Cette montagne est un des hauts lieux énergétiques des Vosges. Des cérémonies religieuses y étaient célébrées lors des solstices. Elle fait partie des sommets dédiés à Belenos, le dieu du soleil des Celtes.

Le chemin de retour, en contrebas, traversait des bosquets d’églantiers en pleine floraison. Nous nous sommes rafraîchies à une fontaine. La vue s’est dégagée jusqu’à voir les sommets enneigés des Alpes. Posées sur le sentier, nous nous sommes repues de ce fantastique paysage et d’une tablette de chocolat noir à la noix de coco.

Nous avons retrouvé le gîte vers 17H. Justine s’est posée pour une sieste réparatrice dans la chaise longue.

Le dîner du soir fut composé en partie par des plantes libres cueillies par Sabine autour du gîte.

Assiette végane sans gluten.

Alain, qui organise des stages de permaculture, nous a fait une visite commentée et instructive de son jardin habité et heureux.

Nature, notre mère nourricière.

Et si vous y rendre vous intéresse, tous les renseignements et la réservation sont par là > http://belchenbach.free.fr/ 

 

Nos hôtes.

Hornberg & ses rochers aux vues romantiques

Hornberg & ses rochers aux vues romantiques

20 km – 600 m de dénivelé.

Hornberg (361 m. d’altitude) est une ville de Bade-Wurtemberg (Allemagne), située dans l’arrondissement de l’Ortenau, dans le district de Fribourg-en-Brisgau. C’était, anciennement, une gare importante de la Schwarzwaldbahn (ligne ferroviaire de la Forêt-Noire), qui la traverse en viaduc.

Vendredi nous sommes parti-e-s à six découvrir les sentiers qui jalonnent cette ville au cœur de la Forêt Noire.

Le départ se fait en prenant la direction de Reichenbach.  Aller jusqu’aux poteaux indicateurs Hornberg Postwies (suivre le losange bleu) et prendre le Gustav Mangold Weg qu’il faut suivre sur plusieurs kilomètres.

Ce fut une splendide randonnée de 20 km dans un décor digne de Caspar David Friedrich, le romantisme allemand exacerbé que j’aime !

Nous en avons pris plein les mirettes, entre les plateaux d’altitude aux champs éclatants de taraxacum ouvrant sur des vallons infinis de part et d’autre, entre des rochers suspendus à flan de colline où chaque paysage est beau à couper le souffle, dans les chemins étroits des sapinières traversées où s’est glissée la douce lumière de ce jour particulier. Nous avons même nourri des chèvres sur notre passage.

La première partie de la randonnée est une montée assez physique, à couvert, parmi d’ imposants conifères jusqu’au lieu-dit Am Krächer puis cette grimpée s’adoucit jusqu’au sommet du Windkapf à 926 m d’altitude. Des éoliennes ponctuent le paysage.

C’est après ce sommet que les vues se découvrent, au Birkenbühl, nous avons traversé un beau plateau d’altitude qui offre des panoramas de tous les côtés.

Le chemin devient plus étroit et abrupt à certains passages dans la 2è moitié de la randonnée. C’est là que se succèdent falaises, rochers et magnifiques points de vue : Rappenfelsen & Obererschlossfelsen.

Au niveau des Faierabendfelssen, des travaux forestiers ont quasiment détruit le sentier (troncs coupés, branches s’amoncelant sur la descente que nous devons emprunter). Nous persévérons. A travers les branchages, les montagnes et la lumière de cette belle fin d’après-midi découpent d’extraordinaires perspectives.

Un week-end au Bodensee

• Un week-end au Bodensee •

Première pause sur les rives du Lac de Constance, quelques kilomètres avant Lindau.

S’offrir un souffle de romantisme, le temps d’un week-end, pour recharger ses énergies et savourer d’autres lieux pour d’autres émotions. Justine & moi sommes parties découvrir les rives allemandes du Lac de Constance ou Bodensee (173 km se situent en Allemagne) pour ce premier week-end d’avril.  Découvrir un poisson bien vivant et vibrant (c’est comme ça que je préfère les poissons d’avril et ceux de tous les autres mois !) dans un des plus grands lacs d’Europe centrale.

Le Lac de Constance se situe dans les contreforts des Alpes et se découpe en deux parties reliées par le Rhin qui les traverse sur 4 km. En additionnant le lac supérieur et le lac inférieur, il a une superficie de 536 km² et est le troisième plus grand lac d’Europe centrale.

Nous avons pris la route samedi 1er avril dans l’après-midi, environ 300 km depuis Strasbourg, plus de 4h de voyage. Nous sommes arrivées, en fin d’après-midi, dans une ambiance bleutée aux cieux voilés, à Lindau, en Bavière, première étape de ce périple.

C’est un bel endroit consacré au tourisme et très urbanisé. Des rives, on peut voir les sommets enneigés des Alpes sur les versants autrichiens et suisses.

Le crépuscule et la lumière voilée du soleil magnifiaient le lac et nous donnaient un bel aperçu du romantisme à l’Allemande.

Pour les véganes que nous sommes, l’Allemagne regorge de trésors gustatifs sans souffrance et nous nous sommes régalées.

Nous avions réservé une chambre au « Das Mietwerk » sur le continent, à Lindau.  Très bel endroit au déjeuner copieux et bio.

Le petit-déjeuner bio et végane du « Das mietwerk », délicieux et copieux !

Nous avons exploré l’île le soir.  D’abord par ses berges aménagées qui offraient une vue échappée d’une autre époque sur la quiétude intemporel du lac puis nous avons parcouru l’intérieur de cette minuscule île d’une longueur de 1,3 km pour une largeur de 663 m, totalisant une superficie de 68 hectares, ce qui fait quand même d’elle la deuxième plus grande île du lac de Constance !

Une procession, dont une partie des participant-e-s était costumée, a traversé la rue principale, nous rappelant que nous n’étions pas dans un état laïc. Chaque Allemand doit déclarer sa religion, une dîme est prélevée au bénéfice de son Église.

Du coup, à 22h, l’église catholique était encore ouverte et …désertée pour notre plus grand plaisir de curieuses admiratives des traces du passé. L’extérieur ne paye pas de mine mais l’intérieur est à couper le souffle dans son genre : baroque remarquable ! La  « Münster Unserer Lieben Frau » a connu bien des péripéties avant de devenir ce splendide ouvrage du XVIIIè s.

Nous sommes rentrées à l’hôtel, épuisées et repues de belles sensations et de beaux panoramas de ce coin rempli de douceur de vivre.

La visite s’est poursuivie en plein jour, le lendemain matin. Découvrant une autre tradition religieuse locale : les enfants décorent les fontaines publiques pour Pâques avec de surprenants œufs en plastique, bariolés par la créativité enfantine.  C’est joyeusement kitsch.

En début d’après-midi, nous avons décidé de pousser notre périple jusqu’en Autriche à 10 km de là ! L’appel de la montagne peut être puissant.

Ce fut un peu compliqué (nous n’avions que le GPS pour nous guider et pas de carte papier à mon plus grand regret) de trouver des chemins de traverse qui pouvaient nous mener à de plus hautes altitudes. On a fini par s’éloigner du lac pour monter vers Bezau, station touristique de montagne dans les Alpes autrichiennes. Dès les premières altitudes de grandes fermes recouvertes de tuiles en bois jalonnent la route. Elles sont belles et impressionnantes.

Nous nous sommes posées dans un champ, au soleil, avec une vue splendide sur les Alpes. Nous y avons siesté et rencontré un chat, timide mais très affectueux, habitant la cabane proche de notre alpage de repos. Il s’est un peu fait prier pour s’approcher mais quand il a compris qu’il pouvait nous exploiter, il en profité et il a bien eu raison !

Puis nous sommes reparties car une centaine de kilomètres nous séparaient encore de Konstanz où nous devions passer notre 2è nuit. Nous sommes donc remontées vers les rives plus occidentales du lac. Nous avons garé la voiture à hôtel choisi pour la nuit (plus banal que celui de Lindau et situé dans une zone d’activités commerciales) et sommes parties à pied découvrir les berges de la ville au crépuscule.

Les rives qui longent le Rhin sont réhabilitées en un espace contemporain où se côtoient bars, lounges , restaurants et des berges aux pontons de bois peuplées d’une faune urbaine en mal de nature qui vient se détendre dans ces lieux, imprégnés des premières douceurs printanières. Le rivage immédiat du fleuve n’est pas aménagé, permettant la vie riche d’un écosystème protégé (ils sont forts ces Allemands pour ce genre d’exercice et nous devrions en prendre de la graine !).

Nous avons gardé l’exploration de la ville historique pour notre lundi. Nous nous sommes contentées de remonter la Seestrasse, bordée de plantureux édifices de la fin du XIXè siècle et nous nous sommes posées sur un banc, au bord du lac, pour observer les premiers vols des chauves souris sur fond bleu crépusculaire, dans la douceur du soir.

Lundi matin, nous sommes parties à la découverte de la ville historique de Konstanz, fondée par les Romains au IVè s, florissante au Moyen-Age. Il s’y tint de 1414 à 1418 un concile œcuménique (concile de Constance) qui mit fin au grand schisme d’Occident en déposant les papes Jean XXIII et Benoît XIII, en acceptant la démission du pape Grégoire XII puis en nommant le pape Martin V. C’est dans ce même concile que fut jugé et condamné au bûcher Jean Hus, précurseur du protestantisme.

Nous avons commencé par le port où l’histoire du Concile est rappelée par une gigantesque statue d’amazone sortie tout droit d’un comics du XXè s ! L’IMPERIA : 9 mètres, 18 tonnes, tournant autour de son axe une fois toutes les quatre minutes, créée par Peter Lenk et érigée en 1993.  Deux petits personnages nus sont assis dans ses mains ouvertes et portent les insignes de leur puissance qui permettent de les identifier. Le sculpteur a dit à leur sujet :

« … Les personnes de l’Imperia ne sont pas le pape ni l’empereur, mais des saltimbanques qui se sont emparés des insignes du pouvoir séculaire et spirituel. Libre à l’interprétation historique de l’observateur de dire dans quelle mesure les vrais papes et empereurs ont été, eux aussi, des saltimbanques. … » (Peter Lenk dans une interview (en allemand) avec Jasmin Hummel >   » 20 Jahre Imperia. … und sie dreht sich immer noch ». Dans: Labhards Bodensee Magazin 2013, pages 44-45.)

La ville historique est un beau mélange de rues étroites, sereines, de passages souterrains joliment graffés et de belles bâtisses art nouveau s’ouvrant sur des avenues plus larges.

Poisson d’avril !

Ma passion non secrète pour les pois est comblée !
Des pois, une voiture qui raconte des histoires, je suis fan !

Le véganisme nous fait des clins d’œil partout, jusque sur les poteaux des rues  :

Au centre, trône la cathédrale Notre-Dame de Constance qui, d’un point de vue architectural, est une des plus grandes églises romanes du sud-ouest de l’Allemagne. A l’intérieur de l’église le mobilier des époques baroque, classique et néo-gothique se superpose.

Après avoir bien arpenté les rues de la vieille ville, nous avons récupéré la voiture et sommes remontées vers Litzelstetten à une dizaine de kilomètres plus au nord. Petit havre de paix au bord de l’eau où nous avons dévoré une plaque de chocolat en regardant le bleu quasi tropical de l’eau et où Justine a osé tremper ses pieds (trop tentant mais froid en cette saison !).

 

Le retour s’est fait sous un ciel d’orage. Nous avons traversé des paysages grandioses de la Forêt Noire, nimbée de nuages et de contes fantasmagoriques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Galettes salées à la carotte & aux flocons d’avoine

Galettes salées à la carotte

& aux flocons d’avoine

Le lundi 20 mars 2017 est la journée internationale sans viande. A cette occasion diverses associations de la cause animale vont déployer des stands informatifs et/ou faire des actions de rue.

Je participerai le samedi  25 mars à l’action menée par L214 à Strasbourg, place Kléber ainsi qu’à la Marche pour la fin de l’élevage organisée par 269 LF.

Pour cette journée du 20 mars, j’ai créé cette recette rapide et conviviale où tous les ingrédients sont facilement interchangeables avec d’autres de la même famille.

Pour 18 galettes :

  • 400 ml de lait végétal (n’importe lequel fait l’affaire, perso je suis fan du lait d’amande !)
  • 200 g de flocons d’avoine (possibilité de les remplacer par d’autres flocons : riz / millet/ quinoa).
  • 100 g de farine de blé (là aussi possibilité du sans gluten en faisant 50 g de farine de riz-50 g de farine de sarrasin par exemple)
  • 5 càs de sauce soja
  • 1 bol de carottes râpées (j’ai râpé 3 grossses carottes).
  • 1 poignée d’herbes de Provence
  • 2 càs de graines de chia.
Les ingrédients.
Les graines de chia qui servent de liant et remplacent les œufs !

 

Dans un grand saladier mélangez les carottes avec les flocons, la farine et le lait végétal.

Rajoutez les autres ingrédients.

Laissez reposer 1 heure minimum. Les flocons vont gonfler et épaissir la préparation.

Ensuite, à feu doux, dans une poêle huilée régulièrement, déposez des petits tas de cette préparation que vous chauffez des deux côtés.

Ces galettes se consomment chaudes ou froides et se gardent très bien quelques jours au réfrigérateur.