Un gâteau à la texture fondante qui ravive les papilles et réchauffe par ces fraîches journées de printemps où tombe encore la neige en Alsace.
Ingrédients (pour un moule de 24 cm) :
200 g de chocolat noir
100 g de farine de riz
100 g de farine de soja
100 g de rapadura (sucre non raffiné)
200 ml de lait végétal (j’ai testé le nouveau lait de chanvre d’EcoMil)
200 g de tofu ferme bio (que j’achète chez TOFU HONG, entreprise familiale strasbourgeoise qui se fournit pour son soja chez un agriculteur bio alsacien (si si c’est possible – et génial ! Je cite : » Nous avons choisi un agriculteur basé en Alsace (ferme Bingert à Erstein) pour favoriser les produits locaux. «
Le jus d’1 orange et son zeste
10 cas d’huile de colza
1 càc de bicarbonate de soude
1 sachet de levure bio
1 pincée de sel
Les étapes :
Etape 1 > Faire fondre le chocolat avec un peu de lait végétal sur feu doux.
Etape 2 > Mélanger les ingrédients secs : farines, sucre, zeste, bicarbonate, levure, sel.
Etape 3 > Rajouter le tofu émietté et le jus d’orange
Etape 4 > Puis le lait végétal et l’huile
Etape 5 > Finir avec le chocolat fondu.
Etape 6 > Etaler la pâte dans un moule huilé.
Etape 7 > Enfourner à four préchauffé à 180°C. Laisser cuire 40 mn, éteindre le four et laisser encore le gâteau dans le four 30 mn.
Etape 8 > Sortir du four, laisser complètement refroidir, démouler, saupoudrer de sucre glace & savourer.
L’humeur de ce mois d’avril est pluvieuse et plutôt fraîche et n’a pas rassasié ma soif de bain de nature.
Je reprenais le chemin de l’école ce lundi mais je débutais en douceur avec 2 h de cours. Après mes cours et avoir consulté la météo qui annonçait une journée de grisaille, je suis partie vers le Nord-Ouest pour m’oxygéner les poumons et découvrir un nouveau coin des Vosges, frontalier de l’Alsace et la Lorraine aux alentours de Dabo, accompagnée de deux ami.e.s.
Vue sur le rocher du Dabo.
J’ai trouvé un nouveau site pour choisir mes randonnées : visorando.
C’est là que j’ai déniché la proposition du jour : 13 km- 4h30 de marche et 370 m de dénivelé. Nous sommes parti.e.s à trois.
Le départ de la randonnée se fait près du col du Valsberg, juste avant la commune de La Hoube. Les sentiers sont bien balisés et la nature est en pleine explosion ce qui donne d’extraordinaires variétés de verts. Nous avons traversé des zones de mélèzes en pleine éclosion et avons été surpris.e.s par les fleurs de pommes de pin minuscules d’un joli rouge attrayant.
Foisonnement des forces vives des mélèzes.
Assez vite nous montons vers le Geisfels (rocher de la chèvre).
Petit bémol, deux immenses pylônes électriques cohabitent sur ce sommet.
Nous nous posons pour partager notre repas végane, réalisé en grande partie par les soins de mes compagnons.
Pain et pesto à l’ail des ours faits maison, truffes au chocolat et graines de tournesol, galettes tendres de bananes et flocons d’épeautre, dattes fraîches…des délices gustatifs !
La vue y est extraordinaire côté lorrain :
Il faut passer sous les pylônes pour continuer notre cheminement vers les ruines du château d’Ochsenstein (prononcer Oxenchtein et cela signifie la pierre du bœuf).
Nous traversons la forêt et son infinité de chemins parfois accompagnés de surprenantes sculptures improvisées par les promeneurs précédents.
La deuxième montée, à partir de la maison forestière du Haberacker, perdue au creux des vallons, nous conduit aux vestiges du château fort d’Ochsenstein, composé en fait de trois châteaux séparés étalés sur trois éperons rocheux. Ce site vaut le détour. Ruines et rochers s’emmêlent dans un décor de conte où s’offrent de fabuleux panoramas.
La randonnée se poursuit sur la crête à la vue dégagée de part et d’autre où bancs et rochers invitent à la contemplation et à la méditation.
La descente annonce le chemin du retour où nous repassons devant la maison forestière du Haberacker.
Nous traversons, par un autre sentier, les bois de l’aller.
Et finissons le parcours par une dernière pause au cœur de la forêt.
Le Donon est un sommet majeur le plus septentrional des Vosges gréseuses, haut lieu de vie depuis des millénaires où y fut célébré bien des cultes : Teutatès, Mercure, Taranis…
Il culmine à 1009 m. d’altitude.
Il est plutôt facile d’accès puisqu’un large chemin constitué de roches de grès ou de sable de ce même grès y conduit en moins d’une heure à partir du col portant le même nom. Ce chemin est le GR5.
En 1869, un bâtiment imitant un temple gallo-romain y fut construit pour abriter quelques trouvailles archéologiques, il domine le sommet de cette montagne sacrée.
Dès la préhistoire, parce qu’il est visible de loin, on lui attribue ce caractère sacré qui ne le quittera plus. Sa situation à l’écart des foyers favorise le développement des légendes, mêlant mythe et réalité. Les Romains, mystérieusement séduits, consacrent le site à Mercure.
A son sommet, d’immenses rochers dominent les montagnes environnantes et j’aime y aller pour m’y ressourcer. C’est ma fontaine à énergie.
Ce lundi de Pâques nous y sommes montées à trois, par un vent impétueux et des cieux chargés de lourds nuages et de promesses apocalyptiques.
« …Et sur ces sommets clairs où le silence vibre, Dans l’air inviolable, immense et pur, jeté, Je crois entendre encor le cri d’un homme libre ! » {José-Maria de HEREDIA (1842-1905)}
En ce moment, je me fais une cure d’ail des ours que je consomme toujours cru sinon il perd ses extraordinaires vertus. J’en raffole ! Du coup je teste différentesrecettes que je partage avec joie.
Nos forêts sont vertes de cet ail et chaque balade est l’occasion d’une cueillette.
Là, je vous propose un pesto délicieux et très facile à réaliser qui pourra agrémenter vos pâtes, votre riz, vos pommes de terre et tous vos légumes. Personnellement je m’en fais des tartines tant j’aime ça !
Pour un bol de pesto, il faut :
un ENORME bouquet tout frais d’ail des ours qui remplit le blender,
300 ml d’huile de colza
1 belle poignée de graines de tournesol (si vous entamez le processus de germination -c’est à dire trempées auparavant 2h dans de l’eau puis rincées- vous aurez de la bombe énergétique !)
Le céleri-rave est un légume de saison à la chair parfumée, concentré de vitamines et de minéraux essentiels. Il est consommé d’octobre à mars (pleine saison). Je vous le propose en purée, recette savoureuse et simple à réaliser.
Ingrédients pour 4 personnes :
1 gros céleri rave
3 pommes de terre
700 ml de lait végétal (j’ai pris du lait de riz-amande mais un lait d’amande ou même de noisette fera aussi bien l’affaire car savoureux).
Du Sapori dont je raffole et me sers pour assaisonner !
Ingrédients du Sapori.
Etape 1 > Peler et couper en petits morceaux les légumes.
Etape 2 > Les mettre dans un faitout avec le lait, couvrir et laisser cuire 15 mn à feu moyen (surveiller la cuisson). Les dernières minutes, laisser cuire sans couvercle si vous avez trop de liquide pour qu’il s’évapore un peu.
Etape 3 > Hors du feu, rajouter le tahin et mixer pour obtenir un ensemble crémeux. La purée est prête.
Etape 4 > A savourer accompagnée de quelques graines (ici de sésame) et de l’épice que vous aimez. Personnellement, j’ai rajouté « mon » Sapori, c’est la jolie couleur soleil qui agrémente la purée.
•**• Tartinade à l’ail des ours {crue-sans gluten} •**•
Comme les forêts d’ici regorgent d’ail des ours, que je suis fan, que c’est la saison, j’en consomme sous toutes ses formes, mais toujours cru, pour conserver toutes ses vertus car il perd son parfum et ses propriétés à la cuisson ! Après mon beurre (végétal) à l’ail des ours, voici la version plus douce à tartiner et à savourer.
Ingrédients pour un grand bol :
un gros bouquet d’ail des ours
un bol de graines de tournesol (qu’on peut faire germer en les faisant tremper 2 h dans de l’eau froide et qu’on rince bien ensuite avant de les rajouter à la tartinade mais ce n’est pas une obligation !).
200 ml de lait de coco ou, pour un goût plus neutre, du yaourt au soja.
2 càs de lécithine de soja (elle va permettre de solidifier la tartinade). Elle peut être remplacée par 2 càs d’huile de coco qui a la même fonction.
Voilà un plat facile à réaliser, avec les restes d’une soupe de la veille.
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Hier soir j’ai fait un potage simple avec 3 panais, 3 carottes et quelques feuilles de chou blanc dans 1,5l d’eau que j’ai passé au mixer après 10 mn de cuisson.
Aujourd’hui il restait 1 litre de ce potage. Je l’ai porté à ébullition et baissé le feu. Puis j’ai versé progressivement 300 gr de polenta en mélangeant bien, sur feu doux. J’ai rajouté 3 càs de sauce soja. J’ai continué à mélanger pendant 2 minutes.
J’ai ensuite versé la préparation devenue compacte dans un plat huilé allant au four. Elle se solidifie en refroidissant.
Il est possible soit de passer ce plat au four chaud une dizaine de minutes, soit de découper des tranches de la polenta et de les réchauffer à la poêle.
Ici, c’est réchauffé à la poêle et consommé avec une salade, des graines germées et une tartinade de saison à l’ail des ours.
Ce samedi matin, le ciel était lumineux, d’un beau bleu intense et pur, belle invitation pour explorer mes montagnes proches aux sommets encore enneigés. A une heure de route, au Nord-Est de Strasbourg, se trouve le Badener Höhe, l’un des principal sommet de la Nordschwarzwald, culminant à 1002 m.
Nous sommes donc parties à cinq humaines et un chien, motivé.e.s et excité.e.s à l’idée d’aller marcher dans la neige (qui fut rare, en plaine, cet hiver).
Randonnée à priori facile (nous avions omis que les pentes pouvaient être verglacées !) faisable en 3h, avec un dénivelé de 260 m. Elle se trouve dans le livre de Dominique Schuller : « 40 randonnées pour découvrir la Forêt Noire« .
Le départ de la randonnée se fait dans la montée vers Sand, après Bülherthal, à côté d’un immense hôtel aux balustrades en bois décorées de cœurs qui ne semble plus faire fonction d’hôtel d’ailleurs.Dès le départ la neige est présente, éblouissante dans la magnifique lumière de cette journée.
Nous montons vers le sommet et la Friedrichsturm par de larges sentiers agréables.
Arrivé.e.s à 1000 m d’altitude, c’est un plateau sommital, en partie dévasté par des tempêtes, qui nous accueille avec la « fameuse tour » (Friedrichsturm) qui offre une vue incroyable sur les forêts et massifs environnants et jusqu’aux Vosges. « C’est une tour en grès rose de 30 mètres de hauteur. Située sur le point haut de la commune de Baden-Baden, la première pierre fut posée le 09 juin 1890 et la tour inaugurée le 05 octobre 1891. Son accès est libre tout au long de l’année pour une vue panoramique ».
Hooli dans les escaliers de la tour.
C’est ensuite que ça se complique, la descente vers le Herrenwieser See (829m) est difficile car le chemin est étroit, sinueux, escarpé et rocheux, rendu dangereux par une neige verglacée. Du coup, notre balade va prendre plus de temps que prévu !
Elle n’en reste pas moins splendide ! C’est un décor de conte, une féérie romantique qui s’ouvrent devant nous.
Barrage de Schwarzenbach.
Cette descente nous mène vers un magnifique et très ancien lac glaciaire, encore en partie gelé, bordé d’une fragile zone de tourbières : le Herrenwieser See. C’est là que nous faisons notre pause goûter.
Le retour se fait à nouveau par de larges chemins forestiers où nous croisons une zone de tours de pierres de randonneurs.
Puis nous traversons un village éparpillé au creux d’une vallée où nous découvrons de magnifiques vaches aux poils longs avec une paire de longues cornes dressées en l’air : des highlands.
Au milieu du champ trône une énorme statue de Bouddha !
Le dernier kilomètre se fait en traversant des sapinières encore blanchies baignées par la lumière extraordinaire de ce samedi.
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Ce matin, Il y avait Des milliers De diamants Dans les champs.
Les gens ont dit : “C’est la gelée.”
Mais moi Je sais bien Que c’est la lune Qui a fait craquer Tous ses colliers.
Le chou plume (de l’un de ses noms français) est passé par les Etats-Unis pour se refaire une identité et être redécouvert pour ses extraordinaires « vertus ». Il a plus de vitamine C qu’une orange et plus de calcium qu’un verre de lait ! Son autre nom anglicisé est le chou kale. Ce serait dommage de brûler tous ses bénéfices dans une soupe chaude d’hiver. J’ai donc décidé d’en faire une soupe crue.
Pour cela, j’ai d’abord préparé un bol de graines de tournesol que j’ai fait tremper 4 heures afin d’entamer leur processus de germination. Je les rince à l’eau claire pour ensuite les consommer directement.
« Une source de nutriments: Avec un choix varié de graines que l’on peut faire pousser, le corps retrouve tous les nutriments essentiels dont il a besoin.
Ainsi la valeur nutritive des jeunes pousses est 10 à 57 fois supérieure à celle des fruits et des légumes.
Digestion: Les graines germées sont riches en enzymes. Elles sont ainsi faciles à digérer et certaines graines telles que l’ail et le poireau sont mieux tolérées par les organismes les plus sensibles.
Assimilabilité: Les protéines et les vitamines sont présentes sous leur forme la plus simple, ce qui fait que les graines sont assimilées rapidement. Les déchets sont réduits au minimum et le seuil de satiété est plus rapidement atteint.
Concentration: Les graines germées ont un taux élevé en substances actives qui boostent les cellules pendant le processus de régénération.
Écologie: Les aliments vivants peuvent remplacer la nourriture animale. De plus, sa culture consomme peu d’eau, qui peut être recyclée par la suite. »
Ingrédients pour 4 bols :
1 bol de graines de tournesol à faire tremper 4 h dans de l’eau claire, puis à rincer.
300 ml de tisane à la verveine (que j’ai laissé refroidir avant de l’utiliser).
2 càs de « pesto » de coriandre (> j’achète de grosses quantités de coriandre que je passe au mixer avec de l’huile de colza et que je conserve dans des petits bocaux, c’est mon « pesto » de coriandre).
Passez tous ces ingrédients au mixer.
Puis versez dans une casserole et réchauffez à 40°C.
J’ai un thermomètre de cuisson qui m’est bien utile pour vérifier la température ! Au delà-de 42°c, l’aliment n’est plus cru et perd une partie de sa vitalité et de ses bienfaits.
Savourez (ici avec d’autres graines germées, sésame, tournesol, graines de courge) !